Présidentielle 2027 : l’accès aux soins s’impose comme la première attente des Français

À quelques mois de l’élection présidentielle, une enquête Toluna Harris Interactive réalisée pour France Assos Santé place la santé au premier rang des préoccupations des Français. Délais d’attente, difficulté à trouver un professionnel, coût des soins : au-delà du diagnostic, les résultats font émerger une attente claire à l’égard des futurs décideurs, celle de restaurer un accès effectif aux soins.

Publiée le 28 septembre 2026, l’enquête Regards et attentes des Français à l’égard du système de santé montre à quel point le sujet s’est installé dans le débat pré-présidentiel. 75 % des répondants déclarent que le système de santé et l’accès aux soins constituent une préoccupation déterminante, un niveau comparable à celui du pouvoir d’achat (74 %) et supérieur à celui de la sécurité des personnes et des biens (64 %). Cette préoccupation traverse les sensibilités politiques, les catégories de population et les territoires.

Un sentiment largement partagé de dégradation

Cette priorité accordée à la santé s’accompagne d’un diagnostic sévère sur l’évolution du système. En France métropolitaine, 70 % des personnes interrogées estiment que l’accès à un professionnel de santé s’est dégradé au cours des cinq dernières années, dont 43 % jugent cette dégradation nette. Le coût des soins est également perçu comme s’étant détérioré par 65 % des répondants.

Dans les départements et régions d’outre-mer, l’accès à un médecin arrive également au premier rang des difficultés perçues, avec 62 % d’opinions négatives, devant la qualité de la prise en charge et des soins (59 %) et le coût des soins (58 %).

À plus court terme, ce sont surtout les délais pour obtenir un rendez-vous qui concentrent les inquiétudes. 68 % des répondants en métropole et 64 % dans les DROM considèrent qu’ils se sont dégradés au cours des deux dernières années. En métropole, 64 % citent également la difficulté à trouver un médecin et autant l’augmentation des dépenses restant à leur charge.

Plus d’un Français sur deux déclare avoir renoncé à des soins

L’un des enseignements les plus marquants concerne le renoncement aux soins. 55 % des Français interrogés en métropole déclarent avoir renoncé à des soins dont ils avaient besoin au moins une fois au cours des deux dernières années, contre 40 % dans les territoires ultramarins étudiés.

Et ces renoncements ne sont pas sans effets : parmi les personnes concernées en métropole, 66 % rapportent une conséquence négative sur leur santé. Sont notamment évoqués l’aggravation des symptômes, la persistance de douleurs, une augmentation du stress ou de l’anxiété, voire le recours ultérieur à des prises en charge plus lourdes.

Pour les acteurs du système de santé, ce résultat donne une autre lecture de l’accès aux soins : la difficulté ne relève plus seulement de la géographie médicale. Elle combine disponibilité de l’offre, délais, coût et capacité à entrer suffisamment tôt dans un parcours de prise en charge.

Hôpital, professionnels de santé et reste à charge : les priorités pour 2027

Interrogés sur les chantiers à traiter en priorité, les Français placent en tête le fonctionnement des hôpitaux et des urgences (45 %), suivi des difficultés d’accès aux professionnels de santé (39 %) et du coût restant à la charge des patients (33 %). La pérennité du financement du système figure également parmi les premières préoccupations.

Certaines solutions recueillent par ailleurs une adhésion particulièrement élevée : 92 % des répondants se déclarent favorables à la formation de davantage de médecins et de professionnels de santé, 91 % au développement des centres de santé et maisons pluriprofessionnelles et 91 % à une meilleure coordination des soins pour les personnes atteintes de maladies chroniques. La limitation des dépassements d’honoraires recueille, elle, 88 % d’opinions favorables.

Lorsqu’il s’agit de hiérarchiser ces mesures, trois enjeux ressortent : former davantage de professionnels, garantir le remboursement intégral d’un socle de soins essentiels et limiter les dépassements d’honoraires.

Un signal adressé aux décideurs de santé

À quelques mois de l’échéance présidentielle, cette enquête place donc l’accessibilité réelle du système de santé au centre des attentes. Pour France Assos Santé, qui prévoit de présenter ses propres propositions début 2027, les résultats doivent contribuer à imposer la santé dans le débat public.

Pour les dirigeants de l’écosystème, le message dépasse toutefois le calendrier électoral. Les réponses interrogent directement l’organisation territoriale de l’offre, les modèles de coopération entre professionnels, la capacité hospitalière, la coordination des parcours et la soutenabilité financière pour les patients.

L’enjeu sera donc moins de multiplier les réponses isolées que de reconstruire une promesse lisible : pouvoir accéder, au bon moment et à un coût soutenable, au professionnel et au niveau de soins dont chacun a besoin.

Pour consulter l'enquête, cliquez ici >>

Rémy Teston


Présidentielle 2027 : l’accès aux soins s’impose comme la première attente des Français

Présidentielle 2027 : l’accès aux soins s’impose comme la première attente des Français

À quelques mois de l’élection présidentielle, une enquête Toluna Harris Interactive réalisée pour France Assos Santé place la santé au premier rang des préoccupations des Français. Délais d’attente, difficulté à trouver un professionnel, coût des soins : au-delà du diagnostic, les résultats font émerger une attente claire à l’égard des futurs décideurs, celle de restaurer un accès effectif aux soins.

Publiée le 28 septembre 2026, l’enquête Regards et attentes des Français à l’égard du système de santé montre à quel point le sujet s’est installé dans le débat pré-présidentiel. 75 % des répondants déclarent que le système de santé et l’accès aux soins constituent une préoccupation déterminante, un niveau comparable à celui du pouvoir d’achat (74 %) et supérieur à celui de la sécurité des personnes et des biens (64 %). Cette préoccupation traverse les sensibilités politiques, les catégories de population et les territoires.

Un sentiment largement partagé de dégradation

Cette priorité accordée à la santé s’accompagne d’un diagnostic sévère sur l’évolution du système. En France métropolitaine, 70 % des personnes interrogées estiment que l’accès à un professionnel de santé s’est dégradé au cours des cinq dernières années, dont 43 % jugent cette dégradation nette. Le coût des soins est également perçu comme s’étant détérioré par 65 % des répondants.

Dans les départements et régions d’outre-mer, l’accès à un médecin arrive également au premier rang des difficultés perçues, avec 62 % d’opinions négatives, devant la qualité de la prise en charge et des soins (59 %) et le coût des soins (58 %).

À plus court terme, ce sont surtout les délais pour obtenir un rendez-vous qui concentrent les inquiétudes. 68 % des répondants en métropole et 64 % dans les DROM considèrent qu’ils se sont dégradés au cours des deux dernières années. En métropole, 64 % citent également la difficulté à trouver un médecin et autant l’augmentation des dépenses restant à leur charge.

Plus d’un Français sur deux déclare avoir renoncé à des soins

L’un des enseignements les plus marquants concerne le renoncement aux soins. 55 % des Français interrogés en métropole déclarent avoir renoncé à des soins dont ils avaient besoin au moins une fois au cours des deux dernières années, contre 40 % dans les territoires ultramarins étudiés.

Et ces renoncements ne sont pas sans effets : parmi les personnes concernées en métropole, 66 % rapportent une conséquence négative sur leur santé. Sont notamment évoqués l’aggravation des symptômes, la persistance de douleurs, une augmentation du stress ou de l’anxiété, voire le recours ultérieur à des prises en charge plus lourdes.

Pour les acteurs du système de santé, ce résultat donne une autre lecture de l’accès aux soins : la difficulté ne relève plus seulement de la géographie médicale. Elle combine disponibilité de l’offre, délais, coût et capacité à entrer suffisamment tôt dans un parcours de prise en charge.

Hôpital, professionnels de santé et reste à charge : les priorités pour 2027

Interrogés sur les chantiers à traiter en priorité, les Français placent en tête le fonctionnement des hôpitaux et des urgences (45 %), suivi des difficultés d’accès aux professionnels de santé (39 %) et du coût restant à la charge des patients (33 %). La pérennité du financement du système figure également parmi les premières préoccupations.

Certaines solutions recueillent par ailleurs une adhésion particulièrement élevée : 92 % des répondants se déclarent favorables à la formation de davantage de médecins et de professionnels de santé, 91 % au développement des centres de santé et maisons pluriprofessionnelles et 91 % à une meilleure coordination des soins pour les personnes atteintes de maladies chroniques. La limitation des dépassements d’honoraires recueille, elle, 88 % d’opinions favorables.

Lorsqu’il s’agit de hiérarchiser ces mesures, trois enjeux ressortent : former davantage de professionnels, garantir le remboursement intégral d’un socle de soins essentiels et limiter les dépassements d’honoraires.

Un signal adressé aux décideurs de santé

À quelques mois de l’échéance présidentielle, cette enquête place donc l’accessibilité réelle du système de santé au centre des attentes. Pour France Assos Santé, qui prévoit de présenter ses propres propositions début 2027, les résultats doivent contribuer à imposer la santé dans le débat public.

Pour les dirigeants de l’écosystème, le message dépasse toutefois le calendrier électoral. Les réponses interrogent directement l’organisation territoriale de l’offre, les modèles de coopération entre professionnels, la capacité hospitalière, la coordination des parcours et la soutenabilité financière pour les patients.

L’enjeu sera donc moins de multiplier les réponses isolées que de reconstruire une promesse lisible : pouvoir accéder, au bon moment et à un coût soutenable, au professionnel et au niveau de soins dont chacun a besoin.

Pour consulter l'enquête, cliquez ici >>

Rémy Teston


Présidentielle 2027 : l’accès aux soins s’impose comme la première attente des Français

Présidentielle 2027 : l’accès aux soins s’impose comme la première attente des Français

À quelques mois de l’élection présidentielle, une enquête Toluna Harris Interactive réalisée pour France Assos Santé place la santé au premier rang des préoccupations des Français. Délais d’attente, difficulté à trouver un professionnel, coût des soins : au-delà du diagnostic, les résultats font émerger une attente claire à l’égard des futurs décideurs, celle de restaurer un accès effectif aux soins.

Publiée le 28 septembre 2026, l’enquête Regards et attentes des Français à l’égard du système de santé montre à quel point le sujet s’est installé dans le débat pré-présidentiel. 75 % des répondants déclarent que le système de santé et l’accès aux soins constituent une préoccupation déterminante, un niveau comparable à celui du pouvoir d’achat (74 %) et supérieur à celui de la sécurité des personnes et des biens (64 %). Cette préoccupation traverse les sensibilités politiques, les catégories de population et les territoires.

Un sentiment largement partagé de dégradation

Cette priorité accordée à la santé s’accompagne d’un diagnostic sévère sur l’évolution du système. En France métropolitaine, 70 % des personnes interrogées estiment que l’accès à un professionnel de santé s’est dégradé au cours des cinq dernières années, dont 43 % jugent cette dégradation nette. Le coût des soins est également perçu comme s’étant détérioré par 65 % des répondants.

Dans les départements et régions d’outre-mer, l’accès à un médecin arrive également au premier rang des difficultés perçues, avec 62 % d’opinions négatives, devant la qualité de la prise en charge et des soins (59 %) et le coût des soins (58 %).

À plus court terme, ce sont surtout les délais pour obtenir un rendez-vous qui concentrent les inquiétudes. 68 % des répondants en métropole et 64 % dans les DROM considèrent qu’ils se sont dégradés au cours des deux dernières années. En métropole, 64 % citent également la difficulté à trouver un médecin et autant l’augmentation des dépenses restant à leur charge.

Plus d’un Français sur deux déclare avoir renoncé à des soins

L’un des enseignements les plus marquants concerne le renoncement aux soins. 55 % des Français interrogés en métropole déclarent avoir renoncé à des soins dont ils avaient besoin au moins une fois au cours des deux dernières années, contre 40 % dans les territoires ultramarins étudiés.

Et ces renoncements ne sont pas sans effets : parmi les personnes concernées en métropole, 66 % rapportent une conséquence négative sur leur santé. Sont notamment évoqués l’aggravation des symptômes, la persistance de douleurs, une augmentation du stress ou de l’anxiété, voire le recours ultérieur à des prises en charge plus lourdes.

Pour les acteurs du système de santé, ce résultat donne une autre lecture de l’accès aux soins : la difficulté ne relève plus seulement de la géographie médicale. Elle combine disponibilité de l’offre, délais, coût et capacité à entrer suffisamment tôt dans un parcours de prise en charge.

Hôpital, professionnels de santé et reste à charge : les priorités pour 2027

Interrogés sur les chantiers à traiter en priorité, les Français placent en tête le fonctionnement des hôpitaux et des urgences (45 %), suivi des difficultés d’accès aux professionnels de santé (39 %) et du coût restant à la charge des patients (33 %). La pérennité du financement du système figure également parmi les premières préoccupations.

Certaines solutions recueillent par ailleurs une adhésion particulièrement élevée : 92 % des répondants se déclarent favorables à la formation de davantage de médecins et de professionnels de santé, 91 % au développement des centres de santé et maisons pluriprofessionnelles et 91 % à une meilleure coordination des soins pour les personnes atteintes de maladies chroniques. La limitation des dépassements d’honoraires recueille, elle, 88 % d’opinions favorables.

Lorsqu’il s’agit de hiérarchiser ces mesures, trois enjeux ressortent : former davantage de professionnels, garantir le remboursement intégral d’un socle de soins essentiels et limiter les dépassements d’honoraires.

Un signal adressé aux décideurs de santé

À quelques mois de l’échéance présidentielle, cette enquête place donc l’accessibilité réelle du système de santé au centre des attentes. Pour France Assos Santé, qui prévoit de présenter ses propres propositions début 2027, les résultats doivent contribuer à imposer la santé dans le débat public.

Pour les dirigeants de l’écosystème, le message dépasse toutefois le calendrier électoral. Les réponses interrogent directement l’organisation territoriale de l’offre, les modèles de coopération entre professionnels, la capacité hospitalière, la coordination des parcours et la soutenabilité financière pour les patients.

L’enjeu sera donc moins de multiplier les réponses isolées que de reconstruire une promesse lisible : pouvoir accéder, au bon moment et à un coût soutenable, au professionnel et au niveau de soins dont chacun a besoin.

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