La DGRINES entre en fonction : une nouvelle direction pour réunir recherche, innovation et numérique en santé

Depuis le 1er novembre 2026, la Direction générale de la recherche, de l’innovation et du numérique en santé (DGRINES) est officiellement installée. Placée sous la direction de Lise Alter, cette nouvelle administration centrale réunit des compétences jusqu’ici dispersées entre plusieurs structures du ministère. Objectif : mieux articuler recherche, innovation, numérique, données et transformation du système de santé.

Créée par décret en juin 2026, la DGRINES est désormais pleinement opérationnelle. Elle rassemble notamment l’ancienne Délégation au numérique en santé (DNS), la majeure partie des équipes de l’Agence de l’innovation en santé, la mission chargée des expérimentations « article 51 », ainsi que différentes équipes ministérielles intervenant dans la recherche et l’innovation.

Cette réorganisation marque un changement de gouvernance important : plutôt que de traiter séparément recherche, transformation organisationnelle, innovation technologique et numérique, le ministère fait désormais le choix de les réunir sous une même direction générale.

Un périmètre particulièrement large

Les missions confiées à la DGRINES dépassent largement le seul numérique en santé. Le décret lui attribue la responsabilité d’élaborer, mettre en œuvre et coordonner la politique des ministères sociaux dans les domaines de la recherche, de l’innovation et du numérique, aussi bien dans le sanitaire que dans le médico-social.

Elle intervient notamment dans la définition des priorités de recherche appliquée en santé, le pilotage des expérimentations organisationnelles, l’accompagnement des innovations technologiques, les dispositifs d’accès dérogatoire aux produits innovants ou encore l’accompagnement des entreprises, établissements et structures de recherche.

La DGRINES reprend également des responsabilités structurantes sur le numérique : sécurité et interopérabilité des services, plateformes publiques, gouvernance et usages secondaires des données de santé, ainsi que le déploiement des outils numériques dans les secteurs de la santé, de l’autonomie, du handicap et de l’enfance.

Quatre sous-directions pour structurer l’action

La nouvelle direction est organisée autour de quatre sous-directions : résilience et confiance numérique, recherche et transfert de technologies, accélération de l’innovation, transformation et parcours. Elle comprend également un pôle consacré à la stratégie réglementaire et internationale.

Trois missions transversales sont directement rattachées à la direction générale. Elles portent sur les produits et technologies de santé innovants, la prospective et l’anticipation, ainsi que le pilotage du guichet fédéré d’accompagnement des acteurs de l’innovation et l’animation territoriale.

Lise Alter, ancienne directrice de cabinet de la ministre de la Santé Stéphanie Rist, dirige la DGRINES, secondée par David Sainati. Les quatre sous-directions sont confiées à Claire Vigier, Aymeric Perchant, Xavier Vitry et Julie Lagrave. Claire Vigier prend notamment la responsabilité de la transformation et des parcours, tandis qu’Aymeric Perchant pilote l’accélération de l’innovation.

De l’expérimentation au déploiement

L’un des enjeux majeurs de cette nouvelle organisation sera de réduire la fragmentation des politiques d’innovation.

La DGRINES doit notamment assurer le pilotage des expérimentations dites « article 51 », accompagner leur évaluation puis soutenir, avec les autres directions compétentes, leur généralisation lorsqu’elles ont démontré leur intérêt. Elle devra également apporter une vision consolidée des financements publics consacrés à la recherche, à l’innovation et au numérique en santé.

Cette logique répond à une difficulté régulièrement rencontrée par l’écosystème : passer de projets innovants ou expérimentaux à des solutions effectivement intégrées dans les parcours, financées et diffusées à grande échelle.

Données, IA et cybersécurité au cœur des prochaines transformations

La création de la DGRINES intervient également dans un contexte d’accélération technologique : développement de l’intelligence artificielle, montée en puissance des données de santé, mise en œuvre prochaine de l’Espace européen des données de santé et enjeux croissants de cybersécurité et de souveraineté numérique.

La direction aura notamment la responsabilité de piloter la gouvernance des données de santé et les règles relatives à leur utilisation secondaire. Elle participe déjà aux travaux préparatoires à la mise en œuvre française de l’Espace européen des données de santé, dont plusieurs dispositions commenceront à entrer en application à partir de 2027.

Sur les infrastructures numériques, son directeur adjoint David Sainati a également indiqué vouloir éviter d’opposer innovation et souveraineté, alors que les débats s’intensifient autour de l’hébergement, de la cybersécurité et de l’autonomie stratégique des systèmes d’information de santé.

Une nouvelle porte d’entrée pour l’écosystème santé

Pour les entreprises de la HealthTech, les industriels, les chercheurs, les établissements et les professionnels, la création de la DGRINES pourrait surtout apporter davantage de lisibilité.

Le décret lui confie explicitement une mission d’accompagnement des entreprises et des acteurs de l’innovation, ainsi qu’une fonction d’animation territoriale et de coordination des différentes parties prenantes.

L’enjeu sera désormais de transformer cette nouvelle architecture administrative en capacité d’action : raccourcir les parcours de l’innovation, mieux connecter recherche et usages, sécuriser le passage à l’échelle et aligner davantage les politiques de financement, de données et de transformation organisationnelle.

Pour les décideurs de santé, la création de la DGRINES pose donc une question centrale : le regroupement de ces compétences permettra-t-il enfin de construire une chaîne plus continue entre recherche, expérimentation, innovation et déploiement dans les parcours de soins ?

C’est sur cette capacité à transformer la coordination administrative en résultats concrets pour les professionnels, les entreprises et les patients que sera jugée cette nouvelle direction.

Rémy Teston


La DGRINES entre en fonction : une nouvelle direction pour réunir recherche, innovation et numérique en santé

La DGRINES entre en fonction : une nouvelle direction pour réunir recherche, innovation et numérique en santé

Depuis le 1er novembre 2026, la Direction générale de la recherche, de l’innovation et du numérique en santé (DGRINES) est officiellement installée. Placée sous la direction de Lise Alter, cette nouvelle administration centrale réunit des compétences jusqu’ici dispersées entre plusieurs structures du ministère. Objectif : mieux articuler recherche, innovation, numérique, données et transformation du système de santé.

Créée par décret en juin 2026, la DGRINES est désormais pleinement opérationnelle. Elle rassemble notamment l’ancienne Délégation au numérique en santé (DNS), la majeure partie des équipes de l’Agence de l’innovation en santé, la mission chargée des expérimentations « article 51 », ainsi que différentes équipes ministérielles intervenant dans la recherche et l’innovation.

Cette réorganisation marque un changement de gouvernance important : plutôt que de traiter séparément recherche, transformation organisationnelle, innovation technologique et numérique, le ministère fait désormais le choix de les réunir sous une même direction générale.

Un périmètre particulièrement large

Les missions confiées à la DGRINES dépassent largement le seul numérique en santé. Le décret lui attribue la responsabilité d’élaborer, mettre en œuvre et coordonner la politique des ministères sociaux dans les domaines de la recherche, de l’innovation et du numérique, aussi bien dans le sanitaire que dans le médico-social.

Elle intervient notamment dans la définition des priorités de recherche appliquée en santé, le pilotage des expérimentations organisationnelles, l’accompagnement des innovations technologiques, les dispositifs d’accès dérogatoire aux produits innovants ou encore l’accompagnement des entreprises, établissements et structures de recherche.

La DGRINES reprend également des responsabilités structurantes sur le numérique : sécurité et interopérabilité des services, plateformes publiques, gouvernance et usages secondaires des données de santé, ainsi que le déploiement des outils numériques dans les secteurs de la santé, de l’autonomie, du handicap et de l’enfance.

Quatre sous-directions pour structurer l’action

La nouvelle direction est organisée autour de quatre sous-directions : résilience et confiance numérique, recherche et transfert de technologies, accélération de l’innovation, transformation et parcours. Elle comprend également un pôle consacré à la stratégie réglementaire et internationale.

Trois missions transversales sont directement rattachées à la direction générale. Elles portent sur les produits et technologies de santé innovants, la prospective et l’anticipation, ainsi que le pilotage du guichet fédéré d’accompagnement des acteurs de l’innovation et l’animation territoriale.

Lise Alter, ancienne directrice de cabinet de la ministre de la Santé Stéphanie Rist, dirige la DGRINES, secondée par David Sainati. Les quatre sous-directions sont confiées à Claire Vigier, Aymeric Perchant, Xavier Vitry et Julie Lagrave. Claire Vigier prend notamment la responsabilité de la transformation et des parcours, tandis qu’Aymeric Perchant pilote l’accélération de l’innovation.

De l’expérimentation au déploiement

L’un des enjeux majeurs de cette nouvelle organisation sera de réduire la fragmentation des politiques d’innovation.

La DGRINES doit notamment assurer le pilotage des expérimentations dites « article 51 », accompagner leur évaluation puis soutenir, avec les autres directions compétentes, leur généralisation lorsqu’elles ont démontré leur intérêt. Elle devra également apporter une vision consolidée des financements publics consacrés à la recherche, à l’innovation et au numérique en santé.

Cette logique répond à une difficulté régulièrement rencontrée par l’écosystème : passer de projets innovants ou expérimentaux à des solutions effectivement intégrées dans les parcours, financées et diffusées à grande échelle.

Données, IA et cybersécurité au cœur des prochaines transformations

La création de la DGRINES intervient également dans un contexte d’accélération technologique : développement de l’intelligence artificielle, montée en puissance des données de santé, mise en œuvre prochaine de l’Espace européen des données de santé et enjeux croissants de cybersécurité et de souveraineté numérique.

La direction aura notamment la responsabilité de piloter la gouvernance des données de santé et les règles relatives à leur utilisation secondaire. Elle participe déjà aux travaux préparatoires à la mise en œuvre française de l’Espace européen des données de santé, dont plusieurs dispositions commenceront à entrer en application à partir de 2027.

Sur les infrastructures numériques, son directeur adjoint David Sainati a également indiqué vouloir éviter d’opposer innovation et souveraineté, alors que les débats s’intensifient autour de l’hébergement, de la cybersécurité et de l’autonomie stratégique des systèmes d’information de santé.

Une nouvelle porte d’entrée pour l’écosystème santé

Pour les entreprises de la HealthTech, les industriels, les chercheurs, les établissements et les professionnels, la création de la DGRINES pourrait surtout apporter davantage de lisibilité.

Le décret lui confie explicitement une mission d’accompagnement des entreprises et des acteurs de l’innovation, ainsi qu’une fonction d’animation territoriale et de coordination des différentes parties prenantes.

L’enjeu sera désormais de transformer cette nouvelle architecture administrative en capacité d’action : raccourcir les parcours de l’innovation, mieux connecter recherche et usages, sécuriser le passage à l’échelle et aligner davantage les politiques de financement, de données et de transformation organisationnelle.

Pour les décideurs de santé, la création de la DGRINES pose donc une question centrale : le regroupement de ces compétences permettra-t-il enfin de construire une chaîne plus continue entre recherche, expérimentation, innovation et déploiement dans les parcours de soins ?

C’est sur cette capacité à transformer la coordination administrative en résultats concrets pour les professionnels, les entreprises et les patients que sera jugée cette nouvelle direction.

Rémy Teston


La DGRINES entre en fonction : une nouvelle direction pour réunir recherche, innovation et numérique en santé

La DGRINES entre en fonction : une nouvelle direction pour réunir recherche, innovation et numérique en santé

Depuis le 1er novembre 2026, la Direction générale de la recherche, de l’innovation et du numérique en santé (DGRINES) est officiellement installée. Placée sous la direction de Lise Alter, cette nouvelle administration centrale réunit des compétences jusqu’ici dispersées entre plusieurs structures du ministère. Objectif : mieux articuler recherche, innovation, numérique, données et transformation du système de santé.

Créée par décret en juin 2026, la DGRINES est désormais pleinement opérationnelle. Elle rassemble notamment l’ancienne Délégation au numérique en santé (DNS), la majeure partie des équipes de l’Agence de l’innovation en santé, la mission chargée des expérimentations « article 51 », ainsi que différentes équipes ministérielles intervenant dans la recherche et l’innovation.

Cette réorganisation marque un changement de gouvernance important : plutôt que de traiter séparément recherche, transformation organisationnelle, innovation technologique et numérique, le ministère fait désormais le choix de les réunir sous une même direction générale.

Un périmètre particulièrement large

Les missions confiées à la DGRINES dépassent largement le seul numérique en santé. Le décret lui attribue la responsabilité d’élaborer, mettre en œuvre et coordonner la politique des ministères sociaux dans les domaines de la recherche, de l’innovation et du numérique, aussi bien dans le sanitaire que dans le médico-social.

Elle intervient notamment dans la définition des priorités de recherche appliquée en santé, le pilotage des expérimentations organisationnelles, l’accompagnement des innovations technologiques, les dispositifs d’accès dérogatoire aux produits innovants ou encore l’accompagnement des entreprises, établissements et structures de recherche.

La DGRINES reprend également des responsabilités structurantes sur le numérique : sécurité et interopérabilité des services, plateformes publiques, gouvernance et usages secondaires des données de santé, ainsi que le déploiement des outils numériques dans les secteurs de la santé, de l’autonomie, du handicap et de l’enfance.

Quatre sous-directions pour structurer l’action

La nouvelle direction est organisée autour de quatre sous-directions : résilience et confiance numérique, recherche et transfert de technologies, accélération de l’innovation, transformation et parcours. Elle comprend également un pôle consacré à la stratégie réglementaire et internationale.

Trois missions transversales sont directement rattachées à la direction générale. Elles portent sur les produits et technologies de santé innovants, la prospective et l’anticipation, ainsi que le pilotage du guichet fédéré d’accompagnement des acteurs de l’innovation et l’animation territoriale.

Lise Alter, ancienne directrice de cabinet de la ministre de la Santé Stéphanie Rist, dirige la DGRINES, secondée par David Sainati. Les quatre sous-directions sont confiées à Claire Vigier, Aymeric Perchant, Xavier Vitry et Julie Lagrave. Claire Vigier prend notamment la responsabilité de la transformation et des parcours, tandis qu’Aymeric Perchant pilote l’accélération de l’innovation.

De l’expérimentation au déploiement

L’un des enjeux majeurs de cette nouvelle organisation sera de réduire la fragmentation des politiques d’innovation.

La DGRINES doit notamment assurer le pilotage des expérimentations dites « article 51 », accompagner leur évaluation puis soutenir, avec les autres directions compétentes, leur généralisation lorsqu’elles ont démontré leur intérêt. Elle devra également apporter une vision consolidée des financements publics consacrés à la recherche, à l’innovation et au numérique en santé.

Cette logique répond à une difficulté régulièrement rencontrée par l’écosystème : passer de projets innovants ou expérimentaux à des solutions effectivement intégrées dans les parcours, financées et diffusées à grande échelle.

Données, IA et cybersécurité au cœur des prochaines transformations

La création de la DGRINES intervient également dans un contexte d’accélération technologique : développement de l’intelligence artificielle, montée en puissance des données de santé, mise en œuvre prochaine de l’Espace européen des données de santé et enjeux croissants de cybersécurité et de souveraineté numérique.

La direction aura notamment la responsabilité de piloter la gouvernance des données de santé et les règles relatives à leur utilisation secondaire. Elle participe déjà aux travaux préparatoires à la mise en œuvre française de l’Espace européen des données de santé, dont plusieurs dispositions commenceront à entrer en application à partir de 2027.

Sur les infrastructures numériques, son directeur adjoint David Sainati a également indiqué vouloir éviter d’opposer innovation et souveraineté, alors que les débats s’intensifient autour de l’hébergement, de la cybersécurité et de l’autonomie stratégique des systèmes d’information de santé.

Une nouvelle porte d’entrée pour l’écosystème santé

Pour les entreprises de la HealthTech, les industriels, les chercheurs, les établissements et les professionnels, la création de la DGRINES pourrait surtout apporter davantage de lisibilité.

Le décret lui confie explicitement une mission d’accompagnement des entreprises et des acteurs de l’innovation, ainsi qu’une fonction d’animation territoriale et de coordination des différentes parties prenantes.

L’enjeu sera désormais de transformer cette nouvelle architecture administrative en capacité d’action : raccourcir les parcours de l’innovation, mieux connecter recherche et usages, sécuriser le passage à l’échelle et aligner davantage les politiques de financement, de données et de transformation organisationnelle.

Pour les décideurs de santé, la création de la DGRINES pose donc une question centrale : le regroupement de ces compétences permettra-t-il enfin de construire une chaîne plus continue entre recherche, expérimentation, innovation et déploiement dans les parcours de soins ?

C’est sur cette capacité à transformer la coordination administrative en résultats concrets pour les professionnels, les entreprises et les patients que sera jugée cette nouvelle direction.

Rémy Teston