Désinformation en santé : un Observatoire national pour structurer la veille, l’analyse et la riposte

Le ministère de la Santé déploie un Observatoire de la désinformation en santé, pièce maîtresse de sa stratégie nationale engagée en 2026. Sa mission : mieux détecter les fausses informations, comprendre leurs mécanismes de diffusion et organiser des réponses fiables, rapides et accessibles au public.
Vaccination, traitements, pratiques de soins non conventionnelles, nutrition, santé des femmes… Les contenus trompeurs en santé circulent désormais à grande vitesse, notamment sur les réseaux sociaux. Pour les pouvoirs publics, l’enjeu dépasse celui de la qualité de l’information : la désinformation peut fragiliser la prévention, détourner certains patients des soins et nourrir durablement la défiance envers les professionnels, la science et les institutions sanitaires.
C’est dans ce contexte qu’est lancé l’Observatoire de la désinformation en santé, conçu comme un dispositif pérenne d’identification, d’analyse et de documentation des phénomènes de désinformation. Il doit assurer une veille continue, produire des baromètres et travaux de recherche, et animer des groupes de travail thématiques afin de mieux informer les acteurs du système de santé comme le grand public.
De l’observation à l’« infovigilance »
L’un des éléments structurants du dispositif est la mise en place d’une infovigilance en santé.
Le principe repose sur trois étapes : repérer, vérifier, informer. Il s’agit d’abord de détecter les contenus susceptibles de relever de la désinformation et d’en apprécier la viralité ou la crédibilité. Les signalements sont ensuite analysés afin de déterminer le niveau de réponse nécessaire et de solliciter, lorsque cela est pertinent, des experts capables d’apporter une information scientifiquement étayée. Enfin, cette réponse doit être diffusée dans des formats adaptés aux espaces où circule la désinformation. Santé.gouv.fr
Cette organisation doit mobiliser un réseau large : agences régionales de santé, institutions, organismes de recherche, experts, journalistes ou encore créateurs de contenus. L’ambition est ainsi de ne plus seulement répondre ponctuellement aux controverses, mais de disposer d’une capacité organisée de veille et de réaction.
« Le Check-up », pour aller chercher les publics là où circule l’information
La stratégie intègre également un volet éditorial avec « Le Check-up », un format destiné notamment aux réseaux sociaux.
Les premiers contenus annoncés concernent par exemple la vaccination contre la grippe et les HPV, les compléments alimentaires, les effets des écrans sur les enfants ou encore les virus hivernaux et les gestes barrières. D’autres sujets doivent suivre, parmi lesquels l’endométriose, la ménopause, l’IVG, certaines pratiques de soins non conventionnelles ou encore les pratiques esthétiques illégales.
L’objectif n’est pas uniquement de démentir une information fausse. Une partie des contenus doit également contribuer à l’éducation à l’esprit critique : comprendre le fonctionnement des algorithmes, identifier les mécanismes de propagation d’une fausse information ou acquérir de meilleurs réflexes pour évaluer la fiabilité d’une source.
Construire un point de référence public de l’information en santé
Derrière l’Observatoire se dessine aussi une ambition plus large : renforcer l’accès à une information publique identifiable et facilement mobilisable.
Le rapport d’expertise qui a précédé la stratégie recommande notamment de faire de l’Observatoire un point d’entrée vers l’information de santé fiable, adossé à Santé.fr, avec des ressources de référence, un annuaire d’experts et le système d’infovigilance.
Cette démarche s’inscrit dans une stratégie nationale plus large, structurée autour de quatre axes : mieux comprendre les perceptions des citoyens, créer l’Observatoire, organiser l’infovigilance et renforcer à plus long terme l’éducation critique, la recherche et la responsabilisation des plateformes. Cette politique a été élaborée à partir d’une mission d’expertise indépendante ayant conduit 156 entretiens avec les acteurs concernés. Santé.gouv.fr
Un nouvel enjeu pour les acteurs de santé
Pour les dirigeants et professionnels du secteur, la création de cet Observatoire pose une question de fond : comment intégrer la qualité de l’information dans les politiques de prévention et les parcours de santé ?
À l’heure où les patients accèdent à une multitude de contenus avant même leur rencontre avec un professionnel, la confiance devient une composante à part entière de l’efficacité du système. La capacité à détecter rapidement les récits trompeurs, à produire une réponse compréhensible et à la diffuser au bon endroit pourrait ainsi devenir un nouvel outil de santé publique.
Le défi sera désormais celui de l’exécution : articuler expertise scientifique et réactivité, mesurer l’impact des réponses apportées et construire une coopération suffisamment large pour intervenir dans les environnements numériques où se forgent aujourd’hui une part croissante des perceptions en santé.
Rémy Teston
Désinformation en santé : un Observatoire national pour structurer la veille, l’analyse et la riposte

Désinformation en santé : un Observatoire national pour structurer la veille, l’analyse et la riposte
Le ministère de la Santé déploie un Observatoire de la désinformation en santé, pièce maîtresse de sa stratégie nationale engagée en 2026. Sa mission : mieux détecter les fausses informations, comprendre leurs mécanismes de diffusion et organiser des réponses fiables, rapides et accessibles au public.
Vaccination, traitements, pratiques de soins non conventionnelles, nutrition, santé des femmes… Les contenus trompeurs en santé circulent désormais à grande vitesse, notamment sur les réseaux sociaux. Pour les pouvoirs publics, l’enjeu dépasse celui de la qualité de l’information : la désinformation peut fragiliser la prévention, détourner certains patients des soins et nourrir durablement la défiance envers les professionnels, la science et les institutions sanitaires.
C’est dans ce contexte qu’est lancé l’Observatoire de la désinformation en santé, conçu comme un dispositif pérenne d’identification, d’analyse et de documentation des phénomènes de désinformation. Il doit assurer une veille continue, produire des baromètres et travaux de recherche, et animer des groupes de travail thématiques afin de mieux informer les acteurs du système de santé comme le grand public.
De l’observation à l’« infovigilance »
L’un des éléments structurants du dispositif est la mise en place d’une infovigilance en santé.
Le principe repose sur trois étapes : repérer, vérifier, informer. Il s’agit d’abord de détecter les contenus susceptibles de relever de la désinformation et d’en apprécier la viralité ou la crédibilité. Les signalements sont ensuite analysés afin de déterminer le niveau de réponse nécessaire et de solliciter, lorsque cela est pertinent, des experts capables d’apporter une information scientifiquement étayée. Enfin, cette réponse doit être diffusée dans des formats adaptés aux espaces où circule la désinformation. Santé.gouv.fr
Cette organisation doit mobiliser un réseau large : agences régionales de santé, institutions, organismes de recherche, experts, journalistes ou encore créateurs de contenus. L’ambition est ainsi de ne plus seulement répondre ponctuellement aux controverses, mais de disposer d’une capacité organisée de veille et de réaction.
« Le Check-up », pour aller chercher les publics là où circule l’information
La stratégie intègre également un volet éditorial avec « Le Check-up », un format destiné notamment aux réseaux sociaux.
Les premiers contenus annoncés concernent par exemple la vaccination contre la grippe et les HPV, les compléments alimentaires, les effets des écrans sur les enfants ou encore les virus hivernaux et les gestes barrières. D’autres sujets doivent suivre, parmi lesquels l’endométriose, la ménopause, l’IVG, certaines pratiques de soins non conventionnelles ou encore les pratiques esthétiques illégales.
L’objectif n’est pas uniquement de démentir une information fausse. Une partie des contenus doit également contribuer à l’éducation à l’esprit critique : comprendre le fonctionnement des algorithmes, identifier les mécanismes de propagation d’une fausse information ou acquérir de meilleurs réflexes pour évaluer la fiabilité d’une source.
Construire un point de référence public de l’information en santé
Derrière l’Observatoire se dessine aussi une ambition plus large : renforcer l’accès à une information publique identifiable et facilement mobilisable.
Le rapport d’expertise qui a précédé la stratégie recommande notamment de faire de l’Observatoire un point d’entrée vers l’information de santé fiable, adossé à Santé.fr, avec des ressources de référence, un annuaire d’experts et le système d’infovigilance.
Cette démarche s’inscrit dans une stratégie nationale plus large, structurée autour de quatre axes : mieux comprendre les perceptions des citoyens, créer l’Observatoire, organiser l’infovigilance et renforcer à plus long terme l’éducation critique, la recherche et la responsabilisation des plateformes. Cette politique a été élaborée à partir d’une mission d’expertise indépendante ayant conduit 156 entretiens avec les acteurs concernés. Santé.gouv.fr
Un nouvel enjeu pour les acteurs de santé
Pour les dirigeants et professionnels du secteur, la création de cet Observatoire pose une question de fond : comment intégrer la qualité de l’information dans les politiques de prévention et les parcours de santé ?
À l’heure où les patients accèdent à une multitude de contenus avant même leur rencontre avec un professionnel, la confiance devient une composante à part entière de l’efficacité du système. La capacité à détecter rapidement les récits trompeurs, à produire une réponse compréhensible et à la diffuser au bon endroit pourrait ainsi devenir un nouvel outil de santé publique.
Le défi sera désormais celui de l’exécution : articuler expertise scientifique et réactivité, mesurer l’impact des réponses apportées et construire une coopération suffisamment large pour intervenir dans les environnements numériques où se forgent aujourd’hui une part croissante des perceptions en santé.
Rémy Teston
Désinformation en santé : un Observatoire national pour structurer la veille, l’analyse et la riposte

Désinformation en santé : un Observatoire national pour structurer la veille, l’analyse et la riposte
Le ministère de la Santé déploie un Observatoire de la désinformation en santé, pièce maîtresse de sa stratégie nationale engagée en 2026. Sa mission : mieux détecter les fausses informations, comprendre leurs mécanismes de diffusion et organiser des réponses fiables, rapides et accessibles au public.
Vaccination, traitements, pratiques de soins non conventionnelles, nutrition, santé des femmes… Les contenus trompeurs en santé circulent désormais à grande vitesse, notamment sur les réseaux sociaux. Pour les pouvoirs publics, l’enjeu dépasse celui de la qualité de l’information : la désinformation peut fragiliser la prévention, détourner certains patients des soins et nourrir durablement la défiance envers les professionnels, la science et les institutions sanitaires.
C’est dans ce contexte qu’est lancé l’Observatoire de la désinformation en santé, conçu comme un dispositif pérenne d’identification, d’analyse et de documentation des phénomènes de désinformation. Il doit assurer une veille continue, produire des baromètres et travaux de recherche, et animer des groupes de travail thématiques afin de mieux informer les acteurs du système de santé comme le grand public.
De l’observation à l’« infovigilance »
L’un des éléments structurants du dispositif est la mise en place d’une infovigilance en santé.
Le principe repose sur trois étapes : repérer, vérifier, informer. Il s’agit d’abord de détecter les contenus susceptibles de relever de la désinformation et d’en apprécier la viralité ou la crédibilité. Les signalements sont ensuite analysés afin de déterminer le niveau de réponse nécessaire et de solliciter, lorsque cela est pertinent, des experts capables d’apporter une information scientifiquement étayée. Enfin, cette réponse doit être diffusée dans des formats adaptés aux espaces où circule la désinformation. Santé.gouv.fr
Cette organisation doit mobiliser un réseau large : agences régionales de santé, institutions, organismes de recherche, experts, journalistes ou encore créateurs de contenus. L’ambition est ainsi de ne plus seulement répondre ponctuellement aux controverses, mais de disposer d’une capacité organisée de veille et de réaction.
« Le Check-up », pour aller chercher les publics là où circule l’information
La stratégie intègre également un volet éditorial avec « Le Check-up », un format destiné notamment aux réseaux sociaux.
Les premiers contenus annoncés concernent par exemple la vaccination contre la grippe et les HPV, les compléments alimentaires, les effets des écrans sur les enfants ou encore les virus hivernaux et les gestes barrières. D’autres sujets doivent suivre, parmi lesquels l’endométriose, la ménopause, l’IVG, certaines pratiques de soins non conventionnelles ou encore les pratiques esthétiques illégales.
L’objectif n’est pas uniquement de démentir une information fausse. Une partie des contenus doit également contribuer à l’éducation à l’esprit critique : comprendre le fonctionnement des algorithmes, identifier les mécanismes de propagation d’une fausse information ou acquérir de meilleurs réflexes pour évaluer la fiabilité d’une source.
Construire un point de référence public de l’information en santé
Derrière l’Observatoire se dessine aussi une ambition plus large : renforcer l’accès à une information publique identifiable et facilement mobilisable.
Le rapport d’expertise qui a précédé la stratégie recommande notamment de faire de l’Observatoire un point d’entrée vers l’information de santé fiable, adossé à Santé.fr, avec des ressources de référence, un annuaire d’experts et le système d’infovigilance.
Cette démarche s’inscrit dans une stratégie nationale plus large, structurée autour de quatre axes : mieux comprendre les perceptions des citoyens, créer l’Observatoire, organiser l’infovigilance et renforcer à plus long terme l’éducation critique, la recherche et la responsabilisation des plateformes. Cette politique a été élaborée à partir d’une mission d’expertise indépendante ayant conduit 156 entretiens avec les acteurs concernés. Santé.gouv.fr
Un nouvel enjeu pour les acteurs de santé
Pour les dirigeants et professionnels du secteur, la création de cet Observatoire pose une question de fond : comment intégrer la qualité de l’information dans les politiques de prévention et les parcours de santé ?
À l’heure où les patients accèdent à une multitude de contenus avant même leur rencontre avec un professionnel, la confiance devient une composante à part entière de l’efficacité du système. La capacité à détecter rapidement les récits trompeurs, à produire une réponse compréhensible et à la diffuser au bon endroit pourrait ainsi devenir un nouvel outil de santé publique.
Le défi sera désormais celui de l’exécution : articuler expertise scientifique et réactivité, mesurer l’impact des réponses apportées et construire une coopération suffisamment large pour intervenir dans les environnements numériques où se forgent aujourd’hui une part croissante des perceptions en santé.
Rémy Teston

