Démographie des professionnels de santé : le Gouvernement accélère la formation pour renforcer l’accès aux soins

Le Gouvernement met en avant une hausse historique du nombre de professionnels de santé formés, portée par la suppression du numerus clausus, l’augmentation des postes d’internat et la territorialisation des formations. Objectif affiché : répondre plus rapidement aux tensions d’accès aux soins, tout en renforçant les capacités de formation dans les territoires.
Depuis 2017, les pouvoirs publics ont engagé plusieurs réformes pour augmenter le nombre de professionnels de santé formés. Le Ministère de la Santé souligne notamment les effets de la suppression du numerus clausus en médecine, de la réforme de l’accès aux études de santé et de l’augmentation progressive des capacités de formation.
Les objectifs nationaux pluriannuels fixés pour la période 2021-2025 ont été dépassés dans les quatre grandes filières concernées. Chaque année, plus de 10 300 étudiants sont désormais admis en médecine, environ 3 400 en pharmacie, 1 400 en odontologie et plus de 1 000 en maïeutique.
Plus de 10 000 postes d’internat ouverts en 2026
L’accélération est particulièrement visible à l’internat. En 2026, 10 260 postes ont été ouverts, soit 1 341 de plus qu’en 2025. Depuis 2017, le nombre de postes a progressé de 24 %, avec près de 2 000 postes supplémentaires.
Cette hausse bénéficie aussi à plusieurs spécialités particulièrement exposées aux tensions démographiques. La psychiatrie compte ainsi 627 postes pourvus en 2026, soit +32 % en un an. La médecine d’urgence progresse de près de 20 %, avec 545 postes, et la pédiatrie de plus de 20 %, avec 468 postes.
La médecine générale concentre à elle seule une part importante de l’effort : 4 070 postes sont ouverts en 2026, soit 477 de plus qu’en 2025. Près de 40 % des postes d’internat concernent désormais cette spécialité, et 4 068 ont été pourvus pour cette rentrée.
Une montée en charge pensée aussi à l’échelle des territoires
Au-delà du nombre, le Gouvernement insiste sur la répartition géographique des capacités de formation. Entre 2017 et 2026, l’Île-de-France a gagné 364 postes d’internat, l’Auvergne-Rhône-Alpes 241 et le Grand Est 171. Le Centre-Val de Loire enregistre, lui, une progression de 73 %, tandis que les territoires ultramarins comptent 108 postes supplémentaires sur la période.
Cette logique territoriale doit également s’incarner avec la quatrième année de médecine générale. Plus de 3 000 docteurs juniors devraient entrer dans cette nouvelle phase de formation en novembre 2026, puis environ 500 supplémentaires en mai 2027. Selon le Gouvernement, 80 % exerceront dans des territoires caractérisés par des difficultés d’accès aux soins.
Les infirmiers en pratique avancée, autre levier d’accélération
L’exécutif entend également élargir l’effort au-delà des professions médicales. Il annonce son objectif de doubler dès 2027 le nombre d’infirmiers en pratique avancée formés chaque année, alors qu’environ 1 000 IPA sont actuellement formés annuellement. E
Parmi les mesures annoncées figurent la suppression de la durée minimale d’exercice préalable pour accéder à la pratique avancée et l’ouverture de la validation des acquis de l’expérience. L’objectif est d’accélérer la montée en compétences et de renforcer plus rapidement les équipes de soins.
Le Gouvernement prévoit également de renforcer les incitations à l’installation. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 doit ainsi consacrer 52 millions d’euros aux contrats d’engagement de service public, soit 13 millions de plus qu’en 2026.
Former davantage ne suffira pas à lui seul
Cette hausse des effectifs constitue un signal important après plusieurs années de tensions démographiques. Les dernières données de la Drees montrent d’ailleurs que le nombre de médecins en activité a augmenté d’environ 5 000 personnes entre début 2025 et début 2026. Drees
Mais pour les décideurs de santé, l’enjeu est désormais de transformer cet effort de formation en capacité réelle de prise en charge. Le nombre de professionnels disponibles ne constitue qu’une partie de l’équation : leur répartition territoriale, leurs modes d’exercice, la coordination entre métiers, l’organisation du temps médical et l’attractivité des territoires seront tout aussi déterminants.
La question centrale devient donc celle de l’impact : ces nouveaux effectifs permettront-ils effectivement de réduire les délais, améliorer la continuité des soins et corriger les écarts territoriaux d’accès ?
C’est sur ces indicateurs, autant que sur le nombre de professionnels formés, que se mesurera dans les prochaines années le succès de cette politique.
Rémy Teston
Source : ministère de la Santé, « Démographie des professionnels de santé : une hausse historique des effectifs formés et de nouvelles mesures pour renforcer l’accès aux soins », 14 octobre 2026.
Démographie des professionnels de santé : le Gouvernement accélère la formation pour renforcer l’accès aux soins

Démographie des professionnels de santé : le Gouvernement accélère la formation pour renforcer l’accès aux soins
Le Gouvernement met en avant une hausse historique du nombre de professionnels de santé formés, portée par la suppression du numerus clausus, l’augmentation des postes d’internat et la territorialisation des formations. Objectif affiché : répondre plus rapidement aux tensions d’accès aux soins, tout en renforçant les capacités de formation dans les territoires.
Depuis 2017, les pouvoirs publics ont engagé plusieurs réformes pour augmenter le nombre de professionnels de santé formés. Le Ministère de la Santé souligne notamment les effets de la suppression du numerus clausus en médecine, de la réforme de l’accès aux études de santé et de l’augmentation progressive des capacités de formation.
Les objectifs nationaux pluriannuels fixés pour la période 2021-2025 ont été dépassés dans les quatre grandes filières concernées. Chaque année, plus de 10 300 étudiants sont désormais admis en médecine, environ 3 400 en pharmacie, 1 400 en odontologie et plus de 1 000 en maïeutique.
Plus de 10 000 postes d’internat ouverts en 2026
L’accélération est particulièrement visible à l’internat. En 2026, 10 260 postes ont été ouverts, soit 1 341 de plus qu’en 2025. Depuis 2017, le nombre de postes a progressé de 24 %, avec près de 2 000 postes supplémentaires.
Cette hausse bénéficie aussi à plusieurs spécialités particulièrement exposées aux tensions démographiques. La psychiatrie compte ainsi 627 postes pourvus en 2026, soit +32 % en un an. La médecine d’urgence progresse de près de 20 %, avec 545 postes, et la pédiatrie de plus de 20 %, avec 468 postes.
La médecine générale concentre à elle seule une part importante de l’effort : 4 070 postes sont ouverts en 2026, soit 477 de plus qu’en 2025. Près de 40 % des postes d’internat concernent désormais cette spécialité, et 4 068 ont été pourvus pour cette rentrée.
Une montée en charge pensée aussi à l’échelle des territoires
Au-delà du nombre, le Gouvernement insiste sur la répartition géographique des capacités de formation. Entre 2017 et 2026, l’Île-de-France a gagné 364 postes d’internat, l’Auvergne-Rhône-Alpes 241 et le Grand Est 171. Le Centre-Val de Loire enregistre, lui, une progression de 73 %, tandis que les territoires ultramarins comptent 108 postes supplémentaires sur la période.
Cette logique territoriale doit également s’incarner avec la quatrième année de médecine générale. Plus de 3 000 docteurs juniors devraient entrer dans cette nouvelle phase de formation en novembre 2026, puis environ 500 supplémentaires en mai 2027. Selon le Gouvernement, 80 % exerceront dans des territoires caractérisés par des difficultés d’accès aux soins.
Les infirmiers en pratique avancée, autre levier d’accélération
L’exécutif entend également élargir l’effort au-delà des professions médicales. Il annonce son objectif de doubler dès 2027 le nombre d’infirmiers en pratique avancée formés chaque année, alors qu’environ 1 000 IPA sont actuellement formés annuellement. E
Parmi les mesures annoncées figurent la suppression de la durée minimale d’exercice préalable pour accéder à la pratique avancée et l’ouverture de la validation des acquis de l’expérience. L’objectif est d’accélérer la montée en compétences et de renforcer plus rapidement les équipes de soins.
Le Gouvernement prévoit également de renforcer les incitations à l’installation. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 doit ainsi consacrer 52 millions d’euros aux contrats d’engagement de service public, soit 13 millions de plus qu’en 2026.
Former davantage ne suffira pas à lui seul
Cette hausse des effectifs constitue un signal important après plusieurs années de tensions démographiques. Les dernières données de la Drees montrent d’ailleurs que le nombre de médecins en activité a augmenté d’environ 5 000 personnes entre début 2025 et début 2026. Drees
Mais pour les décideurs de santé, l’enjeu est désormais de transformer cet effort de formation en capacité réelle de prise en charge. Le nombre de professionnels disponibles ne constitue qu’une partie de l’équation : leur répartition territoriale, leurs modes d’exercice, la coordination entre métiers, l’organisation du temps médical et l’attractivité des territoires seront tout aussi déterminants.
La question centrale devient donc celle de l’impact : ces nouveaux effectifs permettront-ils effectivement de réduire les délais, améliorer la continuité des soins et corriger les écarts territoriaux d’accès ?
C’est sur ces indicateurs, autant que sur le nombre de professionnels formés, que se mesurera dans les prochaines années le succès de cette politique.
Rémy Teston
Source : ministère de la Santé, « Démographie des professionnels de santé : une hausse historique des effectifs formés et de nouvelles mesures pour renforcer l’accès aux soins », 14 octobre 2026.
Démographie des professionnels de santé : le Gouvernement accélère la formation pour renforcer l’accès aux soins

Démographie des professionnels de santé : le Gouvernement accélère la formation pour renforcer l’accès aux soins
Le Gouvernement met en avant une hausse historique du nombre de professionnels de santé formés, portée par la suppression du numerus clausus, l’augmentation des postes d’internat et la territorialisation des formations. Objectif affiché : répondre plus rapidement aux tensions d’accès aux soins, tout en renforçant les capacités de formation dans les territoires.
Depuis 2017, les pouvoirs publics ont engagé plusieurs réformes pour augmenter le nombre de professionnels de santé formés. Le Ministère de la Santé souligne notamment les effets de la suppression du numerus clausus en médecine, de la réforme de l’accès aux études de santé et de l’augmentation progressive des capacités de formation.
Les objectifs nationaux pluriannuels fixés pour la période 2021-2025 ont été dépassés dans les quatre grandes filières concernées. Chaque année, plus de 10 300 étudiants sont désormais admis en médecine, environ 3 400 en pharmacie, 1 400 en odontologie et plus de 1 000 en maïeutique.
Plus de 10 000 postes d’internat ouverts en 2026
L’accélération est particulièrement visible à l’internat. En 2026, 10 260 postes ont été ouverts, soit 1 341 de plus qu’en 2025. Depuis 2017, le nombre de postes a progressé de 24 %, avec près de 2 000 postes supplémentaires.
Cette hausse bénéficie aussi à plusieurs spécialités particulièrement exposées aux tensions démographiques. La psychiatrie compte ainsi 627 postes pourvus en 2026, soit +32 % en un an. La médecine d’urgence progresse de près de 20 %, avec 545 postes, et la pédiatrie de plus de 20 %, avec 468 postes.
La médecine générale concentre à elle seule une part importante de l’effort : 4 070 postes sont ouverts en 2026, soit 477 de plus qu’en 2025. Près de 40 % des postes d’internat concernent désormais cette spécialité, et 4 068 ont été pourvus pour cette rentrée.
Une montée en charge pensée aussi à l’échelle des territoires
Au-delà du nombre, le Gouvernement insiste sur la répartition géographique des capacités de formation. Entre 2017 et 2026, l’Île-de-France a gagné 364 postes d’internat, l’Auvergne-Rhône-Alpes 241 et le Grand Est 171. Le Centre-Val de Loire enregistre, lui, une progression de 73 %, tandis que les territoires ultramarins comptent 108 postes supplémentaires sur la période.
Cette logique territoriale doit également s’incarner avec la quatrième année de médecine générale. Plus de 3 000 docteurs juniors devraient entrer dans cette nouvelle phase de formation en novembre 2026, puis environ 500 supplémentaires en mai 2027. Selon le Gouvernement, 80 % exerceront dans des territoires caractérisés par des difficultés d’accès aux soins.
Les infirmiers en pratique avancée, autre levier d’accélération
L’exécutif entend également élargir l’effort au-delà des professions médicales. Il annonce son objectif de doubler dès 2027 le nombre d’infirmiers en pratique avancée formés chaque année, alors qu’environ 1 000 IPA sont actuellement formés annuellement. E
Parmi les mesures annoncées figurent la suppression de la durée minimale d’exercice préalable pour accéder à la pratique avancée et l’ouverture de la validation des acquis de l’expérience. L’objectif est d’accélérer la montée en compétences et de renforcer plus rapidement les équipes de soins.
Le Gouvernement prévoit également de renforcer les incitations à l’installation. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 doit ainsi consacrer 52 millions d’euros aux contrats d’engagement de service public, soit 13 millions de plus qu’en 2026.
Former davantage ne suffira pas à lui seul
Cette hausse des effectifs constitue un signal important après plusieurs années de tensions démographiques. Les dernières données de la Drees montrent d’ailleurs que le nombre de médecins en activité a augmenté d’environ 5 000 personnes entre début 2025 et début 2026. Drees
Mais pour les décideurs de santé, l’enjeu est désormais de transformer cet effort de formation en capacité réelle de prise en charge. Le nombre de professionnels disponibles ne constitue qu’une partie de l’équation : leur répartition territoriale, leurs modes d’exercice, la coordination entre métiers, l’organisation du temps médical et l’attractivité des territoires seront tout aussi déterminants.
La question centrale devient donc celle de l’impact : ces nouveaux effectifs permettront-ils effectivement de réduire les délais, améliorer la continuité des soins et corriger les écarts territoriaux d’accès ?
C’est sur ces indicateurs, autant que sur le nombre de professionnels formés, que se mesurera dans les prochaines années le succès de cette politique.
Rémy Teston
Source : ministère de la Santé, « Démographie des professionnels de santé : une hausse historique des effectifs formés et de nouvelles mesures pour renforcer l’accès aux soins », 14 octobre 2026.

