Évaluation des technologies de santé : la HAS muscle son expertise avec la MiMED

Face à l’évolution des méthodologies cliniques, à la montée en puissance des données en vie réelle et à l’européanisation de l’évaluation, la Haute Autorité de santé crée la Mission Méthodes, Europe, Données (MiMED). Un nouveau pôle d’expertise stratégique appelé à accompagner la transformation des standards d’évaluation des médicaments et dispositifs médicaux.
La Haute Autorité de santé (HAS) fait évoluer son organisation pour accompagner les transformations de l’évaluation des médicaments et des dispositifs médicaux. Depuis le 23 juillet 2026, la Cellule de coordination des données en vie réelle (CCDVR), créée en 2021, devient la Mission Méthodes, Europe, Données (MiMED), un nouveau pôle d’expertise intégré à la Direction de l’évaluation et de l’accès à l’innovation (DEAI).
Cette évolution répond à trois mutations de fond : l’émergence de nouvelles méthodologies de développement clinique, la place croissante des données en vie réelle et l’européanisation de l’évaluation des technologies de santé. Essais adaptatifs, études à bras unique, comparaisons indirectes, données simulées ou approches fondées sur les biomarqueurs viennent notamment compléter les modèles d’évaluation traditionnels. La MiMED devra aider la HAS à anticiper ces évolutions et, lorsque les données scientifiques le justifient, à faire évoluer ses méthodes sans réduire son niveau d’exigence.
Les données en vie réelle constituent un autre axe stratégique. Registres, cohortes ou données de remboursement peuvent apporter des informations complémentaires aux essais cliniques sur l’utilisation, l’efficacité ou la tolérance des technologies en pratique courante, mais aussi alimenter les comparaisons indirectes et l’évaluation économique. La MiMED doit renforcer la capacité de la HAS à mobiliser ces données tout au long du cycle de vie des technologies de santé.
Enfin, sa création accompagne l’entrée dans un cadre européen plus intégré, marqué par la mise en œuvre du règlement européen HTAR et le développement d’évaluations cliniques conjointes. Pour les industriels comme pour l’ensemble des acteurs de l’innovation, cette transformation confirme une tendance structurante : les stratégies de génération de preuves devront être pensées de plus en plus tôt dans une logique à la fois méthodologique, européenne et fondée sur des sources de données diversifiées.
Avec la MiMED, la HAS ne procède donc pas à un simple changement d’organisation. Elle se dote d’un outil destiné à accompagner la transformation des standards qui détermineront demain les conditions d’évaluation et, in fine, d’accès à l’innovation en santé en France et en Europe.
Rémy Teston
Évaluation des technologies de santé : la HAS muscle son expertise avec la MiMED

Évaluation des technologies de santé : la HAS muscle son expertise avec la MiMED
Face à l’évolution des méthodologies cliniques, à la montée en puissance des données en vie réelle et à l’européanisation de l’évaluation, la Haute Autorité de santé crée la Mission Méthodes, Europe, Données (MiMED). Un nouveau pôle d’expertise stratégique appelé à accompagner la transformation des standards d’évaluation des médicaments et dispositifs médicaux.
La Haute Autorité de santé (HAS) fait évoluer son organisation pour accompagner les transformations de l’évaluation des médicaments et des dispositifs médicaux. Depuis le 23 juillet 2026, la Cellule de coordination des données en vie réelle (CCDVR), créée en 2021, devient la Mission Méthodes, Europe, Données (MiMED), un nouveau pôle d’expertise intégré à la Direction de l’évaluation et de l’accès à l’innovation (DEAI).
Cette évolution répond à trois mutations de fond : l’émergence de nouvelles méthodologies de développement clinique, la place croissante des données en vie réelle et l’européanisation de l’évaluation des technologies de santé. Essais adaptatifs, études à bras unique, comparaisons indirectes, données simulées ou approches fondées sur les biomarqueurs viennent notamment compléter les modèles d’évaluation traditionnels. La MiMED devra aider la HAS à anticiper ces évolutions et, lorsque les données scientifiques le justifient, à faire évoluer ses méthodes sans réduire son niveau d’exigence.
Les données en vie réelle constituent un autre axe stratégique. Registres, cohortes ou données de remboursement peuvent apporter des informations complémentaires aux essais cliniques sur l’utilisation, l’efficacité ou la tolérance des technologies en pratique courante, mais aussi alimenter les comparaisons indirectes et l’évaluation économique. La MiMED doit renforcer la capacité de la HAS à mobiliser ces données tout au long du cycle de vie des technologies de santé.
Enfin, sa création accompagne l’entrée dans un cadre européen plus intégré, marqué par la mise en œuvre du règlement européen HTAR et le développement d’évaluations cliniques conjointes. Pour les industriels comme pour l’ensemble des acteurs de l’innovation, cette transformation confirme une tendance structurante : les stratégies de génération de preuves devront être pensées de plus en plus tôt dans une logique à la fois méthodologique, européenne et fondée sur des sources de données diversifiées.
Avec la MiMED, la HAS ne procède donc pas à un simple changement d’organisation. Elle se dote d’un outil destiné à accompagner la transformation des standards qui détermineront demain les conditions d’évaluation et, in fine, d’accès à l’innovation en santé en France et en Europe.
Rémy Teston
Évaluation des technologies de santé : la HAS muscle son expertise avec la MiMED

Évaluation des technologies de santé : la HAS muscle son expertise avec la MiMED
Face à l’évolution des méthodologies cliniques, à la montée en puissance des données en vie réelle et à l’européanisation de l’évaluation, la Haute Autorité de santé crée la Mission Méthodes, Europe, Données (MiMED). Un nouveau pôle d’expertise stratégique appelé à accompagner la transformation des standards d’évaluation des médicaments et dispositifs médicaux.
La Haute Autorité de santé (HAS) fait évoluer son organisation pour accompagner les transformations de l’évaluation des médicaments et des dispositifs médicaux. Depuis le 23 juillet 2026, la Cellule de coordination des données en vie réelle (CCDVR), créée en 2021, devient la Mission Méthodes, Europe, Données (MiMED), un nouveau pôle d’expertise intégré à la Direction de l’évaluation et de l’accès à l’innovation (DEAI).
Cette évolution répond à trois mutations de fond : l’émergence de nouvelles méthodologies de développement clinique, la place croissante des données en vie réelle et l’européanisation de l’évaluation des technologies de santé. Essais adaptatifs, études à bras unique, comparaisons indirectes, données simulées ou approches fondées sur les biomarqueurs viennent notamment compléter les modèles d’évaluation traditionnels. La MiMED devra aider la HAS à anticiper ces évolutions et, lorsque les données scientifiques le justifient, à faire évoluer ses méthodes sans réduire son niveau d’exigence.
Les données en vie réelle constituent un autre axe stratégique. Registres, cohortes ou données de remboursement peuvent apporter des informations complémentaires aux essais cliniques sur l’utilisation, l’efficacité ou la tolérance des technologies en pratique courante, mais aussi alimenter les comparaisons indirectes et l’évaluation économique. La MiMED doit renforcer la capacité de la HAS à mobiliser ces données tout au long du cycle de vie des technologies de santé.
Enfin, sa création accompagne l’entrée dans un cadre européen plus intégré, marqué par la mise en œuvre du règlement européen HTAR et le développement d’évaluations cliniques conjointes. Pour les industriels comme pour l’ensemble des acteurs de l’innovation, cette transformation confirme une tendance structurante : les stratégies de génération de preuves devront être pensées de plus en plus tôt dans une logique à la fois méthodologique, européenne et fondée sur des sources de données diversifiées.
Avec la MiMED, la HAS ne procède donc pas à un simple changement d’organisation. Elle se dote d’un outil destiné à accompagner la transformation des standards qui détermineront demain les conditions d’évaluation et, in fine, d’accès à l’innovation en santé en France et en Europe.
Rémy Teston

